Et une révolution de plus made in Nintendo, une !
Starwing est un jeu de tir en vue subjective sur Super Nintendo. Le joueur incarne Fox McCloud, leader d'une escadron de chasseurs de l'espace appelé Star Fox.
Le but du jeu est de naviguer à travers différentes planètes en évitant les obstacles et en tirant sur les ennemis divers et variés.
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Sorti en 1993 sur toute la Galaxie, Starwing (Starfox au Japon et US.) est un titre à l'époque très innovant à plus d'un titre, et constitue un carton phénoménal : 4 millions de ventes, dont 1 million d'exemplaires le week end de sa sortie
Ce succès, fort mérité, mérite quelques explications de texte.
Toutes les consoles sont alors encore 2DS, la 3D pointe doucement le bout de son nez sur PC et bornes d'arcade, Namco notamment (Solvalu ou Starblade par exemple).
Nintendo s'engouffre alors dans cette voie.
Les développeurs sont alors confrontés aux limitations techniques de la machine, ce qui conduit Nintendo à s'associer à Argaunaut Games (UK), qui dès l'ère des consoles précédente, c'est-à-dire la Nes pour Nintendo, est en contact rapproché avec Nintendo. Cette collaboration donnera naissance à une puce graphique, appelée FX et qui sera intégrée directement dans la cartouche. Révolutionnaire pour l'époque, l'affichage 3D est alors rendu possible sur console par cet accélérateur graphique pour polygones.
Starwing sera le premier jeu à bénéficier de ladite puce et le résultat sera acclamé par la critique à la fois pour ses qualités techniques, mais aussi pour son game design.
Le développement de Starwing sera placé sous la supervision de... je vous le donne dans le mille, Myamoto, encore lui. La patte du génie se reconnaît tout de suite.
D'abord, Starwing se singularise de la concurrence par l'apparition d'un bouclier, représentant les points de vie. Exit donc, les tirs punitifs et mortels au premier coup. Merci pour la game-play, Nintendo.
Ensuite, le soft fait apparaître une gestion de la difficulté particulière : ici pas de mode easy/normal/hard, mais une ingénieuse route de 3 voies possibles, ayant comme point commun le départ et l'arrivée, la planète Venom.
Cette innovation confère à Starwing une replay-value très intéressante.
Que relever d'autre d'important ? Le gameplay, bien sûr.
Le soft propose un mode de simulation, qui permet d'abord une configuration des touches de la manette, toutes exploitées, mais permet aussi une bonne prise en main.
Il se distingue aussi par l'insertion d'un boost et d'un frein, qui tranche singulièrement avec tous les schmup, à vitesse constante.
Encore plus ? Mais oui, ce n'est pas tout... Starwing intègre aussi une IA innovante car 3 PNJ accompagnent notre héros. Ceux-ci vont l'aider à travers les niveaux mais aussi l'appeler à la rescousse lorsqu'ils sont pris en chasse, avec pour conséquence possible leur élimination, forcément pénalisante.
La sortie en fanfare du jeu, avec une campagne marketing à la hauteur de l'événement, sera saluée par un concert de louanges sur sa technicité, mais aussi sa maniabilité, savoir faire unique de Nintendo, qui nous livre un nouveau modèle du genre, ce qui devient une habitude. La claque est terrible et la concurrence, annihilée.
Car comme si cela ne suffisait pas, Starwing intègre une bande-son inoubliable, des cinématiques de qualités, des voix digitalisées qui offrent au joueur un rendu très extra-terrestre.
Bien sûr, le public adulte pourra toujours chipoter en disant que le jeu met en scène des personnages animaliers.
On est sur un jeu arcade, pas une simulation, le credo de Nintendo est toujours le même : le fun avant toute chose.
L'histoire retient elle que le titre a donné naissance à une saga, grâce à l'habileté de Nintendo de donner vie à ses personnages à travers la notice magnifique, comme pour F-Zero.
Nintendo a gagné la « guerre des consoles », fameux épisode qui a marqué les années 90, et qui nous intéresse ici, plus que les boys-band. Beaucoup ne s'en relèveront pas et si «A link to the past » a été l'exécuteur des Sega, PC engine et autres, Starwing sera leur fossoyeur.
Big N, euh non , little Fro.
6767fro
Le titre figure encore à la 77e place des meilleurs jeux de tous les temps , classement établi par Metacritic, ce qui n'est pas rien.
Il est cité dans presque tous les top 10 des meilleurs jeux de la SNES.
C'est encore un plaisir rare d'y jouer de nos jours, le fun est toujours au rendez vous, surtout quand on peut déchaîner la puissance du son à haut niveau.
La difficulté progressive bien dosée permet de se refaire la main facilement, même si la cartouche n'a pas été insérée depuis un moment, et sincèrement, on continue d'y prendre un plaisir dingue . Intemporel!
Deleted_3427
Impératif dans une collection, il ne faut pas passer à coté.
Tendo57
Fregolo
Maxdebler
Eskimo