Date de sortie : 2011
Version: PAL / EUR
2 éditions
Très Bon
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Facile à trouver
Rayman Origins sur Wii propose des niveaux en 2D magnifiquement dessinés, un gameplay réactif et des animations très soignées. Les défis varient et les secrets abondent.
Les commandes restent simples, l'ambiance musicale est entraînante et la progression récompense l'exploration et la persévérance.
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Yliaan
Rayman Origins est sorti en 2011 sur diverses plateformes. Ce qui s'annonçait être un succès d'Ubisoft est finalement un flop économique dû à la sortie seulement deux ans plus tard de sa suite, Rayman Legends. Pourtant, Origins, bien que moins complet, n'a rien à envier à son successeur.
Rayman Origins se présente comme un préquel à la trilogie Rayman. On y apprend que Polokus, alias le Bulleur de Rêves, dieu omnipotent de ce monde, a créé les fées, qui ont elles-mêmes créé Rayman, pour contrer les cauchemars qu'il faisait.... Lire la suite
Quand il fait des cauchemars, il crée des ennemis et des monstres. Il crée donc Rayman à partir de Lums, des petites créatures faites de lumière mais aussi la monnaie principale du jeu. Sauf qu'il y a eu un problème pendant le transport de ces Lums, et Rayman se retrouve... sans jambes ni bras. Plus tard, on le retrouve dormir avec Globox, son fidèle ami, et deux Ptizêtres.
Les ronflements de Globox dérangent les habitants de la Lande aux Esprits Frappés, qui font alors déferler toutes sortes d'ennemis dans la Contrée des Rêves. Ces ennemis capturent les Électoons, qui étaient déjà apparus dans le premier Rayman, et les emprisonnent dans des cages. C'est donc à Rayman, Globox et les Ptizêtres de les libérer.
On commence le jeu en incarnant Rayman pour le premier jeu de la série principale depuis Rayman 3 en 2003. Première chose que l'on aperçoit: notre personnage ne peut pas frapper, ce qui est peu commun pour un Rayman. On se dirige alors vers le premier niveau. Peu après, on rencontre Betilla, une des fées qui a créé Rayman et l'une des cinq fées que l'on doit libérer. Betilla (qui revient également du premier Rayman) est emprisonnée dans une cage qui est en réalité un Darktoon, une version “cauchemar” des Électoons. Après une course-poursuite, on libère Betilla qui nous offre enfin le pouvoir de frapper nos ennemis. On se rendra compte par la suite que le premier niveau de chaque monde nous offrira une nouvelle fée à libérer et donc un nouveau pouvoir, dans cet ordre: planer, changer de taille, nager, et courir sur les murs.
Le but d'un niveau est, comme tout platformer qui se respecte, d'arriver à la fin. Mais ce n'est pas tout: on doit s'y prendre de trois façons pour sauver les Électoons: la première, en les libérant des cages dans des salles secrètes; la deuxième, en récupérant des Lums. A la fin de chaque niveau, un Ptizêtre magicien récupère nos Lums et les échange, si on en a récupéré assez, contre des Électoons. La troisième façon est ce qui fait que selon moi Rayman Origins est meilleur que Legends. Le mode Contre-la-montre. On doit simplement terminer le niveau dans le temps imparti. Mais cette fonctionnalité est particulièrement bien réussie, et j'en reparlerai dans la partie “critique”.
Chaque monde se compose d'une façon plutôt identique: le premier niveau avec sa fée, puis quelques niveaux normaux, un niveau “Électoon” (comprenez un niveau bonus), un niveau en Moskito (un auto-scroller en véhicule volant en gros) et un niveau bonus où on doit courir après un coffre, on en reparlera plus tard. Enfin tout ça, c'est pour les cinq premiers mondes. Les quatre mondes d'après n'ont plus de fées mais un combat de boss à la fin. On a ensuite un dixième monde, constitué de seulement trois niveaux plutôt exigeants. A la fin de ces niveaux, on est confrontés au boss final du jeu, qui n'est autre que le Magicien qui nous a assisté pendant tous ces niveaux. Après un long combat, on le bat, générique de fin et le jeu est terminé. Non?
Eh bien non, car les habitants de la Lande des Esprits Frappés sont toujours en colère! Pour débloquer ce niveau bonus, il nous faut récupérer les dix dents du gardien de la porte, qui sont dissimulées à l'intérieur de coffres. Ces même coffres que nous devons poursuivre pendant les niveaux bonus. Ce dernier niveau est phénoménal, que ça soit au niveau de l'esthétique, de la musique ou du gameplay. En effet, ce niveau est très long et exigeant, encore plus que ceux du dixième monde. Le terminer prouvera à tous vos amis que vous êtes un pro à Rayman Origins.
CRITIQUE
On y est. La partie où je dois expliquer pourquoi j'ai mis cinq étoiles à ce jeu, et surtout pas à cause de la nostalgie.
Le gameplay est phénoménal.
Les mouvements sont comparables en qualité à ceux d'un jeu Mario. La vitesse du personnage est basé sur un principe de momentum, où on peut rapidement accélérer à des vitesses ahurissantes et s'arrêter net parce que vous avez lâché le bouton de course dans une pente montante ou que vous avez sauté trop loin et êtes obligé de revenir en arrière. Tout ça rend le jeu très agréable à prendre en main, et surtout... à speedrun.
Car le jeu entier est fait d'une façon où vous pouvez parcourir tout le niveau en courant et en sautant à toute vitesse.
A la différence de Rayman Legends, qui force le joueur à réfléchir, à revenir en arrière, à s'arrêter (ce qui n'est en aucun cas un défaut, juste un mode de jeu différent), ici on peut jouer les speedrunners amateurs et on se rend compte qu'on arrive à éviter tous les obstacles.
Cela rend le tout incroyablement plaisant et satisfaisant à jouer. (Exemple d'un niveau: https://youtu.be/h-3mDip2dhs)
Mais le gameplay n'est pas tout. Les graphismes sont magnifiques (sauf si vous jouez sur l'horrible version 3DS bien entendu), avec un art style unique tellement bien réalisé qu'il a été reproduit presque à l'identique chez Rayman Legends.
Les musiques aussi sont mémorables. Citons celle de la carte du monde 1, la Jungle des Jobards (https://youtu.be/qRBWUSvVZBY?si=eLEhPG_UU4udWgNJ), celle des coffres (https://youtu.be/o-S-IJnEnP0?si=KUfLTy48QvP6QM-l) ou encore la fameuse musique de la Lande des Esprits Frappés (https://youtu.be/tg64pl8qJH8?si=aeUDTdvtOEPgYj55), qui est l'une de mes musiques préférées tous jeux vidéo confondus.
Mais évidemment, chaque jeu a ses défauts, mais pour avoir mis 5/5 étoiles, ce ne sont que de petits défauts.
Tout d'abord la durée de vie. Elle est ma foi correcte mais justement, on en reveut.
On en veut plus. Plus de niveaux. Plus de personnages.
Et c'est justement pour cette raison qu'il faut également jouer à Rayman Legends, qui ajoute du contenu à foison.
Ensuite, le manque de variété de personnages. Il y a trois modèles différents: Rayman, Globox et un Ptizêtre, avec des variations et des ajouts, mais fondamentalement, les animations sont les mêmes entre Rayman et Raymesis, ou entre le Ptizêtre Goth et le Ptizêtre Ninja.
En résumé, un jeu excellent mais malheureusement Legends lui fait de l'ombre.
Le passage sur le momentum et le côté speedrun est super juste, c'est exactement ce qui fait qu'Origins reste aussi agréable manette en main plus de dix ans après. Et je te rejoins à 100% sur la musique de la Lande des Esprits Frappés, un monument.
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